jueves, 7 de enero de 2010

Seminario Repenser les Populations noires dans les sociétés postesclavagistes et postcoloniales: Un dialogue entre l’Europe et les Amériques

Séminaire international multi-situé

Repenser les Populations noires dans les sociétés postesclavagistes et postcoloniales :

Un dialogue entre l’Europe et les Amériques

3ème Séance européenne :

« Des organisations noires dans l’espace atlantique.

Circulations, pratiques et relations »

“Black Organizations in the Atlantic Space.

Circulations, Practices and Relations”

Le 5 février 2010

A l’Université Paris 7 Denis Diderot

Les programmes de recherche Afrodesc et Eurescl[1] s’associent pour organiser conjointement un séminaire international « multi-situé » en Amérique latine et en Europe. L’objectif de ces programmes de recherche est d’analyser les modalités de l’émergence et de la reconnaissance de la catégorie « noir » ou « afrodescendant » et les références – implicites ou explicites, politiques ou culturelles – qu’elle convoque à un acte fondateur problématique et douloureux, l’esclavage. Cette démarche s’appuie sur une approche pluridisciplinaire, qui s’ancre simultanément des deux côtés de l’Atlantique dans une logique de comparaison et de circulation.

L’objet de cette troisième journée d’étude en France est de réfléchir à l’enjeu social posé par les relations entre différentes populations qui s’identifient ou qui sont identifiées comme « noires » à travers l’étude de leurs organisations, dans divers contextes au sein de l’espace atlantique aux 19ème et 20ème siècles.

Nous nous intéresserons aux stratégies de ces organisations noires, qui servent de multiples objectifs dans les domaines politique, économique et culturel de la vie sociale. Nous prendrons en compte les différentes échelles spatiales sur lesquelles se déploient ces organisations, et notamment le rôle joué par les contextes métropolitains. Une attention particulière sera portée aux registres d’identification produits par ces organisations noires et aux relations interethniques dans lesquelles ils s’inscrivent.


Présentation :

La traite transatlantique et l’esclavage des Noirs aux Amériques constituent le cadre historique de l’émergence, de la consolidation et de la diffusion de catégories de désignation des populations « noires » et d’une altérité durable. Ces catégories se sont déclinées en contextes divers et elles ont souvent perduré au-delà de l’esclavage et de l’implantation coloniale européenne dans les Amériques et en Afrique pour marquer nos sociétés contemporaines. Dans le sillage de ces catégories, et parfois en subvertissant le discours dominant dont elles sont issues, des organisations se sont formées pour défendre et faire exister les populations noires.

Le 19ème siècle, ouvert par l’indépendance d’Haïti et rythmé par les abolitions de l’esclavage, était fécond de nouveaux discours et de mobilisations dont l’objectif était de légitimer des identités noires et d’œuvrer au changement de leurs conditions sociales. Il s’agissait alors pour des organisations noires pionnières de répondre aux défis posés par les rapports de domination hérités de l’esclavage, à un niveau local – vie d’un village ou d’un quartier – comme à un niveau plus global. Ces organisations étaient d’une grande variété dans leurs structures, leurs dynamiques internes et leurs objectifs. Elles avaient dans l’ensemble comme priorité la lutte pour l’amélioration de la condition sociale et politique des Noirs dans les sociétés où ils vivaient. Elles se déclinaient sur un continuum idéologique qui allait de l’indifférenciation à la séparation raciale, ou de l’assimilation dans des sociétés qui devaient être réformées pour assumer leur multiculturalisme à la fabrique d’entités politiques séparées, quitte à leur trouver de nouveaux territoires, notamment sur le continent africain.

Au début du 20ème siècle, le développement des moyens de communication et de circulation des personnes, des idées et des biens a permis l’essor de ces organisations et la diffusion accélérée de nouveaux vocabulaires socio-raciaux. La mobilisation de ces organisations a permis, durant la deuxième moitié du 20ème siècle, la reconnaissance progressive d’une citoyenneté pleine et entière de ces populations noires, en prenant parfois la forme de l’attribution de droits spécifiques. De même, l’évolution des contextes socio-géographiques d’interaction de ces groupes, devenus de vastes pôles urbains d’immigration, postindustriels et cosmopolites, a contribué à l’évolution de ces organisations. Certaines sont restées les héritières des combats de leurs aînées alors que d’autres se sont lancées dans de nouvelles causes. Si les enjeux posés par les discriminations, les inégalités et la quête identitaire restent d’actualité, les formes, les objectifs et les champs d’action des organisations noires se sont diversifiés.

Cette journée d’étude cherchera à analyser les formes, les objectifs et les pratiques de plusieurs organisations noires au 19ème et au 20ème siècle. Qu’elles soient le fruit du travail d’un personnage charismatique ou d’une communauté d’intérêt, qu’elles aient marqué leur temps localement ou internationalement, qu’elles aient vécu longtemps ou de manière inconstante, ces organisations sont en mesure de dévoiler des dynamiques sociales importantes. Le désir et la capacité des populations noires à s’organiser et à créer des organisations ayant un impact économique, politique, ou culturel sur leurs conditions de vie et sur la société dans laquelle elles vivent agissent en révélateurs des pratiques sociales. Cette rencontre invite ainsi à une réflexion sur les modèles organisationnels ainsi que sur les processus de mise en scène du pouvoir, de l’autorité et du charisme.

De façon concomitante, une attention particulière sera donnée aux espaces spécifiques dans lesquels ces organisations se sont déployées autour de l’Atlantique. Grâce à la mise en place d’un jeu d’échelles permettant de nouer différentes régions (Afrique, Amériques, Caraïbes et Europe) et différents espaces (urbain, national, inter/transnational), les conditions de circulation de ces organisations pourront être étudiées. Les migrations d’hommes et de femmes, d’idées et de pratiques structurent les liens tissés entre ces espaces et déterminent de façon significative les formes, les objectifs et les pratiques des organisations noires. En particulier, le rôle déterminant des métropoles coloniales et postcoloniales se doit d’être pris en compte. Bien souvent, les organisations noires se sont vues redéfinies par leur implantation dans les contextes métropolitains, notamment nord-américain et européen. En ayant accès à de nouvelles techniques et plateformes médiatiques, en se confrontant à de nouvelles formes de perceptions et de relations sociales, elles se sont transformées et redéfinies. Rayonnant depuis ces contextes métropolitains, elles ont parfois développé des réseaux surprenants.

Il s’agira finalement de réfléchir aux façons dont se déclinent les identités et leurs « différences » au sein de ces organisations noires ainsi que dans les relations sociales où elles sont engagées. Ces différences peuvent être réelles ou perçues, revendiquées ou assignées, linguistiques ou chromatiques, ajustables ou irréductibles, elles ont une efficacité sociale certaine. L’analyse des registres d’identification à l’œuvre et des relations interethniques dans lesquelles ils s’inscrivent éclairerait le processus de fabrication de ces identités noires plus équivoques qu’elles ne semblent. C’est dans l’échange, la coopération, la concurrence ou le conflit que des individus et des groupes divers se forment et se déforment, influençant les formes, les objectifs et les pratiques des organisations noires. Le recours à des trajectoires individuelles pourrait utilement éclairer les trajectoires collectives.

Dans la mesure du possible, cette journée d’étude prendra en compte plusieurs périodes, espaces, contextes culturels et langues avec le souci d’observer les singularités et les points communs des organisations noires qui s’y sont déployées.

Coordination :

Cédric Audebert et Giulia Bonacci

Cedric.audebert@univ-poitiers.fr; giuliabonacci@gmail.com

Programme :

9h30 Introduction par Cédric Audebert et Giulia Bonacci

10h00 – Aline Helg (U. Genève) « Fier d’être Cubain et Noir : Le Parti Indépendant de Couleur de Cuba (1908-1912) »

10h30 – Elsa Geneste (EHESS) « Réseaux de défense des Noirs et formulations de la ‘question noire’ en France : le cas de la Ligue Universelle de Défense de la Race Noire en 1924 »»

11h00 – Pause

11h10 – Hakim Adi (U. Londres) « Pan-African encounters in Britain, 1900-1965 »

11h40-13h– Discussion

14h25 – Accueil

14h30 – Giulia Bonacci (IRD, URMIS) « Structures et organisation du mouvement rastafari : le cas de l’Ethiopian World Federation et des Twelve Tribes of Israel »

15h00 – Christian Poiret (URMIS) (Titre non communiqué)

15h30 – Pause

15h40 – Souley Hassane (Migrinter) « Les formes d’organisations, de mobilisations et d’interactions dans les organisations noires de Grande Bretagne »

16h10-17h30 – Discussion

Lieu :

Université Denis Diderot-Paris 7

Campus Paris Rive Gauche, Immeuble Halle aux Farines

Salle des thèses (zone F, 5ème étage)

Métro ligne 14 : Bibliothèque François Mitterrand

Bus 62, 64, 132, 325

Voir plan d’accès sur http://www.univ-paris-diderot.fr/PRG/includes/halle_plans0_5.pdf

Date et horaires :

Le 5 février 2010

De 9h30 à 17h30

Une pause est prévue pour le déjeuner

Coordination :

Cédric Audebert et Giulia Bonacci

Cedric.audebert@univ-poitiers.fr; giuliabonacci@gmail.com



[1] Programme ANR-AIRD Afrodesc « Afrodescendants et esclavages : domination, identification et héritages dans les Amériques. 15ème - 21ème siècles » (http://www.ird.fr/afrodesc) et programme européen EURESCL « Slave Trade, Slavery, Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities ».

sábado, 12 de diciembre de 2009

Nasija

Cortometraje de Guillermo Ríos, elaborado para el día de la mujer, tratando el problema de ser mujer en el África negra, desde el punto de vista de la propia mujer sentenciada a muerte. Este es un cortometraje canario titulado NASIJA; está premiado en los 5 continentes con más de 50 premios.
(Tomado de http://explayandose.wordpress.com/)

viernes, 11 de diciembre de 2009

Del héroe gringo que liberaría a los afromexicanos

El premio Nobel de la Guerra
La guerra es la paz era uno de los tres lemas de la implacable dictadura planetaria presidida por un personaje simplemente llamado El Gran Hermano, que imaginó el escritor británico George Orwell a mediados del siglo pasado en su novela1984. Un postulado muy semejante pronunció ayer el presidente Barack Obama al recibir el premio Nobel de la Paz en la capital noruega, en una ceremonia magna y solemne que no bastó para menguar el azoro de amplios sectores de la opinión pública mundial que asistieron a la conversión de esa presea en una exaltación de virtudes guerreras.
En la circunstancia, Obama, comandante en jefe de un abrumador aparato bélico que durante ocho años ha causado miles de muertos inocentes entre las poblaciones de Irak y de Afganistán, buscó justificar la insólita incongruencia de haber recibido el galardón mediante piruetas conceptuales, mentiras llanas –como en el caso del aserto de que Estados Unidos nunca ha peleado una guerra contra una democracia, como si no hubiesen sido actos de guerra las sangrientas intervenciones de Washington contra las presidencias democráticas de Francisco Madero, en México; de Jacobo Árbenz, en Guatemala, y de Salvador Allende, en Chile, por citar sólo tres casos en América Latina– y una oratoria brillante, pero carente de sentido.
Y es que no hay forma de disfrazar a la población afgana, regularmente masacrada por las fuerzas aéreas de las naciones ocupantes, como equivalente moderno de las huestes hitlerianas; argumentar que la presencia bélica de Estados Unidos en Irak es una medida defensiva o que la proyección militar de Washington en diversas regiones del mundo corre pareja con una preocupación por la defensa de los derechos humanos, cuando Obama, quien está próximo a cumplir un año en el cargo, no ha conseguido ni siquiera el cierre del campo de concentración establecido en Guantánamo por su antecesor.
No hay escrúpulo posible en la mención de figuras como Mahatma Gandhi, Martin Luther King o Nelson Mandela como justificaciones para la sórdida y violenta historia del intervencionismo estadunidense en el mundo, y menos aún como inspiradores de las guerras de rapiña que el gobierno de Obama heredó de la administración pasada y que mantiene y agudiza hoy día.
Hasta ayer, el presidente Obama se había mantenido ajeno, en sus discursos, a la sistemática distorsión de valores éticos y de hechos históricos. Pero, al recibir un premio de paz defendiendo la pertinencia de la guerra, y en concreto de guerras neocoloniales y depredadoras que no garantizan la seguridad nacional de nadie, sino que sirven para generar oportunidades de negocio a los aparatos industriales, comerciales y financieros de los países atacantes, el mandatario exhibió la magnitud de su abdicación frente a los intereses de tales aparatos y la continuidad, en Estados Unidos, de las principales distorsiones introducidas por la administración Bush en la concepción y la práctica del derecho internacional, los derechos humanos y la justicia.
En suma, en casi un año de ejercicio del poder, Obama no ha podido o no ha querido convertir en hechos las singularidades positivas de su figura política –parcialmente afroestadunidense, liberal, antiguo activista social comprometido–, singularidades que generaron desbordadas expectativas de cambio, tanto en territorio estadunidense como fuera de él. Por lo contrario, ante el Comité Nobel de Oslo se presentó un hombre moralmente derrotado que ha empezado a asumir los argumentos chovinistas y mentirosos de quienes eran –se suponía– sus adversarios, discurso con el que a todo lo largo el siglo XX y en la década actual se ha pretendido dar un barniz de respetabilidad a una trayectoria nacional de saqueo violento del mundo y a una hegemonía que se traduce en esquemas de dominación ignominiosa de otras naciones.
Por otra parte, la decisión de los académicos noruegos de entregar a Obama una suerte de Nobel preventivo que habría de contribuir a reforzar las tendencias antibélicas en el poder público de Estados Unidos, se ha revelado como profundamente equivocada; por el contrario, el premio ha significado una suerte de permiso para matar, es decir, una espléndida coartada con la cual el jefe de Estado de la superpotencia podría justificar cualquier acto de guerra y de barbarie en nombre de la seguridad nacional, la promoción de la democracia o, simplemente, la paz.
Tomado de La Jornada (11 de diciembre de 2009)

martes, 1 de diciembre de 2009

Arroz negro de Tepotzotlán

Se pone a cocer en agua suficiente como para obtener caldo un cuarto de kilo de frijol negro con una cebolla en trozos y manteca. Se dora un cuarto de kilo de arroz con un diente de ajo. Se le agrega una cebolla picada y una cucharada de sal. Se incorporan cuatro tazas de caldo de frijol colado y se cocina a fuego bajo hasta que se consuma casi por completo. Se sirve con rebanadas de plátano macho.

Tomado de Itacate, La Jornada, 1 de diciembre de 2009.